La question commence à agiter les supporters de l’Olympique Lyonnais. Capitaine, champion du monde, et leader d’un OL en pleine reconstruction, Corentin Tolisso enchaîne les bonnes performances depuis son retour en 2022.
Dans un club qui a vu passer de nombreux milieux talentueux, le Français peut-il prétendre au titre de meilleur joueur à son poste ? Pour en savoir plus, nous avons sollicité l’avis d’Onze de Légende, le site spécialisé dans les plus grands joueurs des clubs et sélections nationales. Grâce à leur expertise, nous avons pu situer Tolisso dans la hiérarchie historique de l’OL !
Un pur produit de la formation lyonnaise
Formé à l’OL dès l’âge de 13 ans, Corentin Tolisso n’a jamais vraiment quitté le club de son cœur. Après un premier passage très réussi chez les pros (160 matchs, 29 buts), il rejoint le Bayern Munich en 2017 pour un transfert record de 41,5 millions d’euros. En Allemagne, il empoche douze titres en cinq ans, dont cinq championnats d’Allemagne et une Ligue des Champions en 2020. Là-bas, Tolisso ne sera malheureusement pas épargné par les blessures.
Champion du monde avec la France en 2018, il revient à l’OL en 2022 où il prend progressivement le costume de leader incontesté, jusqu’à en devenir capitaine. En 2025-2026, il est rentré dans le top 30 des meilleurs buteurs, passeurs et joueurs les plus capés de l’histoire du club — une triple appartenance réservée à une poignée d’élus.
Un impact hors norme sur le jeu de l’OL
Ce qui frappe chez Tolisso, c’est d’abord son omniprésence. Puissant dans le duel, efficace dans ses replis défensifs, décisif offensivement : il est le joueur « box to box » par excellence, capable de couvrir chaque mètre carré du terrain sans jamais flancher. Pour Onze de Légende, sa polyvalence, sa régularité au plus haut niveau et son nombre de matchs avec Lyon le placent dans une catégorie rare. Celle réservée aux plus grandes légendes de l’OL à son poste.
À titre de comparaison, Michael Essien n’est resté que deux saisons à Lyon (2003-2005) avant de s’envoler vers Chelsea pour 38 M€ — le temps, tout de même, d’éblouir l’Europe. Mahamadou Diarra, Tiago et Bruno Guimarães ont eux aussi marqué les esprits, mais leurs passages lyonnais restent trop courts pour rivaliser avec l’empreinte durable que Tolisso laisse dans le club. Quant à Rémi Garde, précieux à une époque moins faste pour le club, il n’a jamais atteint le rayonnement international du numéro 8 actuel. À tous ces excellents milieux, Tolisso peut légitimement se comparer — et dans bien des domaines, les surpasser.
Deux monuments intouchables
Malgré l’impact de Tolisso, le site de foot spécialisé Onze de Légende place deux noms au-dessus de tout le reste. Le premier est bien évidemment Juninho. Considéré comme le meilleur joueur de l’histoire du club, le Brésilien a inscrit 100 buts dont 44 sur coup franc sous les couleurs lyonnaises, remporté sept titres de champion de France et généré à lui seul une part colossale des buts de l’OL : une enquête de L’Équipe estimait que 45 % des buts lyonnais de l’époque découlaient, directement ou indirectement, d’un coup de pied arrêté de Juni.
Le second monument s’appelle Serge Chiesa. Joueur le plus capé de l’histoire du club avec 542 matchs et surnommé « le petit Mozart de Gerland », ce génie du dribble a inscrit 134 buts sous le maillot lyonnais. Sa longévité et sa technique en font une référence quasi-intouchable.
Tolisso fait donc partie de l’élite absolue de l’histoire de l’OL. Il surpasse la plupart des grands milieux qui ont porté ce maillot. Mais pour détrôner Juninho et Chiesa, il faudrait encore plusieurs saisons d’exception — et remporter enfin des titres avec son club formateur.



